L’EGALITE DE L’HOMME ET DE LA FEMME

‘Abdu’l-Bahá a comparé l’humanité à un oiseau.
"Un oiseau ne peut voler que si ses deux ailes sont également développées. Si une aile restait affaiblie, le vol serait impossible. La réussite et la prospérité ne seront atteintes que lorsque l’univers de la femme égalera celui de l’homme dans l’acquisition de vertus et de perfections."

Dans le règne végétal et le règne animal il n’est pas question de la supériorité d’un sexe sur l’autre. Qu’en est-il chez l’être humain ? ‘Abdu’l-Bahá remarqua que, "Dans l’espèce humaine il y a une grande différence ; le sexe féminin est considéré comme inférieur et on ne lui accorde pas de droits et de privilège égaux à ceux de l’autre sexe. Cette condition ne vient pas de la nature mais de l’éducation."

Bahá’u’lláh enseigne que les hommes et les femmes ont toujours été égaux aux yeux de Dieu. En cet âge illuminé, il a été ordonné par Dieu qu’ils soient aussi égaux dans la société humaine.
"Loué soit Dieu, la plume du Très-Élevé a supprimé les distinctions parmi ses serviteurs et ses servantes et... Il a conféré un rang et une position similaires, de même niveau, pour chacun."
Tous deux ont les mêmes droits. Tous deux doivent obéir aux lois, mettre en pratique les principes d’une vie morale saine et se développer intellectuellement et spirituellement. Tous deux doivent recevoir une éducation et acquérir des compétences utiles afin qu’ils puissent servir leur famille et la société.
Dans tous les domaines
Dans une tablette révelée par ‘Abdu’l-Bahá en 1913, il a écrit que les femmes "ne seront devancées en aucune circonstance [...] Elles entreront dans toutes les branches administratives de la politique. Dans tous les domaines, elles atteindront les niveaux les plus élevés et prendront part à toutes les affaires de ce monde. Soyez-en certaines. Ne regardez pas la situation présente ; dans un avenir proche, l’univers des femmes deviendra resplendissant et glorieux [...]".
Il a expliqué que :
"Dans le passé, le monde a été gouverné par la force, et l’homme a dominé la femme par le caractère plus violent et plus agressif de son corps et de son esprit. Mais l’équilibre se rétablit déjà. La force perd de son importance alors que la vivacité d’esprit, l’intuition et les qualités spirituelles d’amour et de dévouement, essentiellement féminines, prennent de l’ascendant. Désormais, les temps nouveaux seront moins masculins et plus imprégnés d’idéaux féminins, ou plus exactement, il arrivera un âge où les aspects masculins et féminins de la civilisation seront plus équilibrés."
L'éducation
Manquant d’éducation et d’encouragement, il a été difficile pour les femmes de développer leurs talents et de les contribuer au monde ; ainsi le progrès humain a souffert des conséquences de ceci. Selon les enseignements de Bahá’u’lláh, la seule différence entre l’homme et la femme est actuellement dûe au manque d’éducation et de formation, et la femme doit s’efforcer de rattraper ce retard. L’importance de l’éducation est donc primordiale, et Bahá’u’lláh a déclaré que l’éducation de la femme est même plus importante que celle de l’homme.
" Même si le père est très instruit, lorsque la mère est ignorante, l’éducation de l’enfant laissera à désirer, parce que l’éducation commence au sein maternel."
Ce n’est pas prévu que cette éducation soit limitée en aucun façon. Bahá’u’lláh a enseigné "Les filles et les fils doivent suivre le même curriculum d’études et promouvoir par là l’unité des sexes."
Les membres d'une famille
L’égalité des hommes et des femmes ne signifie pas similitude de rôles. La Maison Universelle de Justice a dit :
"Les membres d’une famille ont des devoirs et des responsabilités les uns envers les autres ainsi qu’envers la famille prise dans son ensemble. Ces devoirs et ces responsabilités varient d’un membre à l’autre selon le rôle qui leur a été dévolu par la nature."
" Le devoir des femmes d’être les premières éducatrices du genre humain est énoncé clairement dans les écrits. Il incombe à chaque femme, lorsqu’elle devient mère, de déterminer comment se décharger, dans les limites du possible, de sa première responsabilité de mère pour participer aux activités de la société dont elle fait partie."

Les hommes et les femmes sont chacun le complément de l’autre quant au pouvoir et à la fonction.
‘Abdu’l-Bahá a dit :
"En bref, le but est le suivant : que si la femme est parfaitement éduquée et ses droits garantis, elle atteindra la capacité d’accomplissements merveilleux et elle prouvera qu’elle est l’égale de l’homme. Elle est la collègue de l’homme, son complément et sa compagne."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’égalité des hommes et des femmes ne signifie pas similitude de rôles.