L’UNITÉ DU GENRE HUMAIN
L’humanité est une ; tous les êtres humains sont membres de la famille humaine.
Bahá’u’lláh emploie plusieurs exemples pour expliquer l’unité de l’humanité, par exemple :
"Soyez unis comme sont unis les doigts de la main et solidaires comme les membres d’un même corps. Ainsi vous conseille la plume de la révélation."
"Considérez les troubles qui depuis tant d’années affligent la terre et le profond désarroi qui s’est finalement emparé de ses peuples. Le monde n’a cessé d’être ravagé par la guerre ou frappé de calamités imprévues et soudaines. Mais bien qu’il soit ainsi plongé dans la misère et la détresse, personne n’a pris le temps de chercher les raisons d’un tel état de choses [...] Alors qu’ils ont tous été créés pour une harmonieuse entente, on ne voit partout que signes de malice et de discorde.
Le grand Être dit : Voici, ô mes bien-aimés, que vient d’être établi le tabernacle de l’union ; ne nous regardez donc plus comme des étrangers. Vous êtes les fruits d’un même arbre, et les feuilles d’une même branche."
"Attachez-vous à ce qui vous rassemble et vous unit. C’est là, en vérité, le sublime message qui vous a été transmis et révélé par le Livre-Mère."
L’unité de l’humanité est le point central de la foi bahá’íe et le point duquel partent tous les autres enseignements. Appliquer ce principe demande plus que de développer un esprit de fraternité. Cela demande des efforts pour créer l’unité. Aujourd’hui dans le monde, plusieurs sortes de préjugés créent des barrières entre les gens, souvent à cause de l’ignorance et de la peur des gens de coutumes différentes.
Mais Bahá’u’lláh a dit :
"Fréquentez tous les hommes ô peuple de Bahá, dans un esprit amical et fraternel"
"Aimez-vous tendrement les uns les autres."
" [...] le visage rayonnant de lumière et de joie, associez-vous avec vos semblables." ‘Abdu’l-Bahá le répéta aussi à plusieurs reprises et de plusieurs façons :
"[...] vous devez faire preuve de tendresse et d’amour envers chaque être humain, même envers vos ennemis, et les accueillir tous dans un élan de fraternité, d’encouragement et de bonté sans mélange."
L'égalité
Tous les humains furent créés égaux aux yeux de Dieu. Ne pas s’associer aux autres à cause de leur ethnie, de leur nationalité, de leur religion, de leur richesse ou de leur pauvreté est complètement contraire à l’esprit de la foi bahá’íe.
Dans les mots d’'Abdu’l-Bahá :
"Dieu n’a pas créé les hommes pour qu’ils se détruisent mutuellement. Toutes les races, les tribus, les sectes et les classes reçoivent équitablement leur part des bontés du Père céleste."

"La seule différence réside dans le degré de fidélité ou d’obéissance aux lois de Dieu. Il est des êtres qui sont comme des torches lumineuses, d’autres qui scintillent comme des astres au ciel de l’humanité. Ceux qui aiment l’humanité sont des êtres supérieurs, quelles que soient leur nationalité, leur couleur ou leur croyance."
‘Abdu’l-Bahá demande :
"Qui sommes-nous pour juger les autres ? Comment reconnaîtrons-nous celui qui, au regard de Dieu, est l’homme le plus droit ? [...] Soyons donc humbles, sans préjugé, préférant le bien des autres à notre bien personnel [...] Quand nous rencontrons un être tombé dans un abîme de misère ou de péché, nous devons être bons pour lui, le prendre par la main, l’aider à reprendre pied et à retrouver ses forces."
Quand le principe d’unité sera véritablement mis en pratique, la structure entière du monde sera changée. Des représentants de toutes les nations partageront les tâches de gouverner le monde, et la guerre en tant que manière de résoudre les problèmes sera remplacée par la consultation au sein d’un conseil mondial. La faim et la pauvreté extrême disparaîtront puisque les gens ne pourront laisser mourir de faim des membres de leur famille. Les femmes joueront un rôle égal à celui des hommes dans les affaires du monde.
L'unité dans la diversité
Dans la foi bahá’íe, l’humanité est comparée à un beau jardin rempli de fleurs de diverses couleurs, formes et tailles. Chacune a sa propre couleur et son propre parfum, mais toutes les plantes sortent de la même terre, et sont réchauffées par le même soleil. La beauté du jardin vient de la combinaison de ces diverses fleurs. Quand l’homme comprendra cette beauté et cette unité dans la diversité, il saura pourquoi ‘Abdu’l-Bahá dit que les différences dans la famille humaine devraient créer l’harmonie, "comme c’est en musique où beaucoup de notes différentes se confondent en un accord parfait."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand le principe d’unité sera véritablement mis en pratique, la structure entière du monde sera changée.